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Découvrez le Montréal latino!

Par Alain Demers

Dans le Grand Montréal, on peut vivre l'ambiance du Sud à l'année en fréquentant certains restos antillais et sud-américains, ou mieux, en allant danser dans les clubs de nuit latinos au rythme endiablé de la salsa et du merengue.

Si Montréal possède son quartier italien, chinois et portugais, il ne faut pas y chercher de quartier latino-américain proprement dit. On n'y trouve pas de «Petit Cuba» ou de circuit touristique pour se repérer rapidement. Le Montréal tropical ne figure sur une aucune carte, mais il existe bel et bien.

Il s'agit de plusieurs communautés en une seule, réparties un peu partout dans la métropole et autour.

Pour retrouver l'ambiance des Antilles ou de l'Amérique du Sud, la meilleure porte d'entrée, ce sont les cours de danses latines, comme la salsa et le merengue.

Danses de vacances
La salsa, originaire de Cuba mais ayant pris sa spectaculaire allure chorégraphiée à New York, est habituellement enseignée dans de petites école, hors des standards de danse sociale, dans un studio ou dans un club latino. Au cours d'une même session, on enseigne souvent le merengue, originaire de la République dominicaine. Comme il n'y a pas de pas de base et qu'on suit le rythme par un balancement des hanches, c'est plus facile à apprendre. Après quelques cours et un peu de pratique, on peut déjà danser. Pour la salsa, il faut plus de temps pour se sentir à l'aise sur la piste de danse.

Petit à petit, les pas et les mouvements deviennent naturels. La passion s'installe et on a vite envie de danser à l'année, pas seulement pendant ses vacances dans le Sud.

Cours et rencontres
Même si les couples sont bienvenus, la majorité des élèves formant les groupes sont célibataires. Pendant les cours, on change continuellement de partenaire. Une session dure habituellement huit semaines. Nombreux sont ceux qui choisissent de poursuivre avec d'autres sessions non seulement pour atteindre le niveau avancé, mais parce qu'ils s'amusent follement.

Suivre des cours permet de faire de nouvelles connaissances. Tous et chacun se donnent rendez-vous dans les clubs pour faire la fiesta. C'est de cette façon qu'on découvre les meilleurs endroits pour danser et qu'on rencontre le plus de monde. Quitte à en surprendre plusieurs, on apprend beaucoup mieux à danser à Montréal qu'à La Havane ou à Saint-Domingue. Tout d'abord, on peut y aller plus souvent. Ensuite, les cours vont plus loin que l'initiation.

Dans la métropole québécoise, la salsa est très influencée par les grands courants de New York, la Grosse Pomme bénéficiant elle-même du mélange entre les passionnés de danse latino-américains et d'autres origines. Salsa veut dire «mélange», et c'est justement ce qui en fait la richesse et l'effervescence.

Leçons en région
Si on ne vit pas à Montréal, s'y rendre chaque semaine pour suivre des cours n'est pas vriament pratique. Dans les alentours, il y a quelques endroits dont la fameuse école Salsa Tropicale Olé qui vient de s'installer à la fois dans un studio de Sainte-Thérèse, au nord, et au-dessus du bar L'Éclusier à Chambly, dans la Rive-Sud. Ailleurs qu'à Montréal, on trouve des écoles à toutes sortes d'endroits, comme des bars déjà ouverts aux diverses cultures. On les déniche parfois en jetant un coup d'oeil dans les journaux locaux.

Vamos a bailar
La clientèle des clubs latinos est en gros constituée moitié-moitié de Québécois francophones et de Latino-Américains. Certains sont bien tenus, d'autres pas. Les établissement les plus réputés auprès des salseros (danseurs de salsa) sont ceux où il y a le plus d'ambiance. C'est aussi là où les femme se sentiront le plus à l'aise, car elles ne se feront pas sans cesse harceler. Le club Cubano est incontournable pour son authenticité et son grand plancher de danse. L'établissement se distingue aussi par la présentation de bands latinos une fois par mois. L'âge de la clientèle varie de 25 à 40 ans.

Aussi au centre-ville, la Salsathèque, ouverte depuis 20 ans, est toujours aussi populaire. Il semble bien que son petit côté kitch avec lampes fluo et palmiers artificiels ne rebute pas la clientèle, âgée dans la vingtaine. La piste de danse inégale et les minuscules corridors pour circuler entre les tables n'affectent aucunement l'enthousiasme des danseurs. Là comme au Cubano, on s'entasse pour assister auc concours de danse. L'ambiance est torride durant ces spectaculaires compétitions. Il ne faut toutefois pas mettre de côté des clubs plus petits et plus intimes comme le 6/49. Quand on est danseur débutant, il est souvement moins intimidant de sortir en groupe et d'avoir le sentiment que la piste nous appartient.

Plusieurs clubs de nuit proposent une soirée latine, une fois par semaine. Le phénomène est tellement répandu qu'on a le choix de danser à peu près n'importe quel soir. Le dimanche, par exemple, le bar-rencontre Sélect Classique à Saint-Léonard commence ses soirées très tôt par des cours de danse. La clientèle est surtout constituée de professionnels de 25 à 45 ans.


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Il y a le resto Casa Cuba sur Amerst entre Sherbro...
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