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Nathalie Lambert : d'olympienne à maman
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Par Michel Therrien
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Nathalie Lambert en compagnie de ses deux perles d'Orient, ses filles Yan Mei, 13 mois, Ann-Ly, deux ans et demi, et son conjoint Daniel.
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Les sillons tracés dans la glace par Nathalie Lambert sont demeurés frais dans la mémoire collective. On se souviendra longtemps de ses exploits en patinage de vitesse sur courte piste. Il y a pourtant déjà plus de dix ans qu'on a orné son cou des deux récoltes olympiques. Depuis, elle s'est transformée en communicatrice et, plus récemment, en maman.
«Quand j'étais petite, on habitait en face d'une patinoire où on a ouvert un club de patinage, sur le Plateau-Mont-Royal.» C'est ainsi que le jour de sa naissance le 1er décembre 1963, la destinée, déjà, décidait de s'installer dans la vie de Nathalie Lambert. La jeune fille n'était pas de celles qui rêvent de saluer les foules dans un stade olympique, pourtant Nathalie Lambert s'inscrit à un programme d'entraînement, pour imiter une de ses amies. Elle a 12 ans. La future championne avoue aujourd'hui avoir mis du temps avant d'envisager de grands espoirs sportifs. «Je ne possédais pas un talent énorme, mais j'aimais le feeling de la vitesse, les voyages et le côté social du sport. Plus je m'améliorais, plus les enjeux devenaient importants. Le rêve olympique est né progressivement lorsque j'ai réalisé les possibilités qui s'offraient à moi.»
Non seulement son rêve allait-il se concrétiser à trois reprises, mais elle allait aussi immortaliser ses passages à Calgary en 88, Albertville en 92 et Lillehammer en 94 en cumulant une médaille d'or, deux d'argent et une de bronze et ce, sans compter ses trois titres de championnes du monde en 91, 93 et 94.
D'interviewée à intervieweuse Avant de découvrir les communications, Nathalie Lambert connaît un cheminement similaire à celui des jeunes qui se cherchent une avenue professionnelle. Elle s'imagine ainsi professeur d'éducation physique, médecin et même ingénieur. «En fait, le seul vrai projet que j'ai eu longtemps a été celui de devenir entraîneur. Mais, après avoir passé 22 ans dans le monde du patinage, j'avais le goût de sortir de la patinoire pour vivre autre chose.»
Proie des micros et des caméras durant sa carrière olympique, Nathalie Lambert se sent interpellée par le monde des médias. Elle fait d'ailleurs des stages en journalisme sportif dans le cadre de son baccalauréat en éducation physique. «Ça m'a permis de découvrir un milieu que j'aimais beaucoup; et aussi que j'avais une plume intéressante et une capacité de faire des entrevues.» Après une formation à l'École de radio et d'élocution Promédia, on la voit rapidement à la télé, on l'entend à la radio, on la lit dans un quotidien et dans des magazines. «Il y a des affaires qui ont très bien fonctionné, d'autres un peu moins. Je me suis cassé la gueule à CKAC et ça m'a déçue surtout parce qu'on m'avait vendu l'idée que j'allais faire les sports en privilégiant le sport amateur et international, et je me suis retrouvée à faire du sport professionnel. Je n'ai pas non plus adoré faire du reportage télé. Aujourd'hui, je sais ce que j'aime faire et je me consacre davantage à la chronique à la télé ou dans l'écrit.»
Par ailleurs, Nathalie Lambert assume toujours la direction des communications du prestigieux club sportif M.A.A. et elle prépare de nouvelles collaborations avec Le Journal de Montréal et les médias électroniques.
Nathalie Lambert aux Jeux d'été Le fait que Nathalie Lambert ait été nommée au poste d'adjointe au chef de mission du Comité olympique canadien, pour les Jeux d'Athènes en 2004, n'a rien d'étonnant. «En plus d'être membre du conseil d'administration, j'ai animé plusieurs soirées et galas pour eux et on m'avait aussi déjà offert le poste d'adjointe en 98. C'était à l'époque où j'avais décidé de recommencer à patiner et j'ai refusé.» Cette fois encore, c'est le chef de mission qui a fait appel à ses services. «C'était vraiment une surprise parce que, sans que ce soit une règle écrite, les gens d'été font les jeux d'été et ceux d'hiver font les jeux d'hiver. Je trouve donc très flatteur qu'on ait pensé à moi parce que c'est quand même un poste assez glamour étant donné que le chef et l'adjoint sont les deux porte-parole officiels de la délégation au complet.»
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