Étonnant ce livre du psychiatre Étienne Jalenques, La thérapie du bonheur - Et si vous étiez heureux? Par des images fortes et des propos clairs, il déstabilise même les plus convaincus. Le bonheur est ici, et pas ailleurs. Pour l'auteur, fini les névroses, les questionnements sans fin, les doutes, la culpabilité et les freins inutiles. Pour être heureux, il faut y croire et dépasser nos blocages.
Y croyez-vous? Y croyez-vous? Étienne Jalenques en rajoute. Pour goûter au bonheur, il est bon d'être un peu égoïste, de mentir parcimonieusement, de prendre des risques, d'en finir avec les espoirs démesurés, de s'engager et de se mettre en colère modérément. Chacun peut choisir de devenir heureux. Pourquoi pas vous?
Besoin d'inspiration? L'histoire de Marie-Claude expose bien la théorie de l'auteur: il faut parcourir le chemin qui mène au bonheur... chacun à sa manière.
L'histoire de Marie-Claude Pour Marie-Claude, 42 ans, la vie suivait son cours, tranquille, sans grand bouleversement. En couple avec Jacques depuis 15 ans, mère de deux enfants et travaillant dans le domaine des communications, elle ne se doutait pas que sa vie allait drastiquement changer.
C'est terminé! Un matin d'été, son mari lui annonce que leur histoire est terminée; il désire une séparation. Le monde de Marie-Claude s'écroule. Rien ne laissait présager une telle annonce. Jacques part et ne revient pas sur sa décision. «Quand tu crois être avec un homme pour toute ta vie et qu'il décide comme ça que c'est fini, c'est terrible! Toutes tes valeurs sont remises en question», raconte-t-elle. Seule avec les enfants, et cet événement qui lui laisse des marques sur le coeur, Marie-Claude ne sait plus comment se retrouver et à qui faire confiance. Sa vie de travailleuse autonome et sa continuelle recherche de contrats lui pèsent. Quand elle regarde sa vie de famille démolie, elle pleure ses rêves brisés. Ce n'est pas ce qu'elle souhaitait pour ses enfants.
Un vent de changement Les semaines passent, les choses se placent peu à peu. Elle remet de l'ordre dans sa vie. D'abord, elle sait qu'elle ne veut pas rester dans la maison «familiale», témoin de leur rupture. Après des mois sombres, elle sent un changement s'opérer en elle. Plus encore, elle comprend qu'il lui revient de forger son bonheur et qu'elle a devant elle tout ce dont elle a besoin pour y parvenir. «Vendre la maison, en trouver une autre, organiser le déménagement, penser au bien-être des enfants qui vivent un deuil... Au début, ce n'est pas évident, mais plus le temps passe et plus ça devient positif parce que tu bouges et que tu as des projets! La vie n'est pas finie, elle se poursuit!» Elle rétablit l'ordre de ses priorités et se jure de ne plus s'oublier. Elle doute de retomber en amour de sitôt; elle a envie de savourer sa nouvelle liberté. «Après avoir été blessée comme je l'ai été, je doutais vraiment être en mesure d'accorder ma confiance à un autre homme. Les chansons d'amour qui promettent mers et mondes, je les avais de travers dans la gorge», jure-t-elle.
D'abord, elle déménage dans une coquette petite maison - qui lui épargnera des heures de travaux ménagers - près d'une école. Les enfants pourront venir dîner à la maison. Elle s'aménage un coin bureau et entreprend de se dénicher de nouveaux contrats. Et elle en obtient plusieurs. Plus que ce qu'elle aurait imaginé.
Puis, paf! Alain, son premier grand amour, celui de ses 18 ans, refait surface. En faisant du ménage dans sa vie comme dans ses papiers, Alain tombe par hasard sur une vieille lettre écrite par Marie-Claude. Vite sur Internet, il cherche ses coordonnées. La suite est digne d'un scénario de film. Un premier coup de téléphone. Durée de la conversation: plus d'une heure. «On a été exactement 20 ans sans se voir, ni se parler, et nous avons reconnecté comme si ces années n'avaient jamais existé. Spécial! Vraiment spécial!» Les événements s'enchaînent. Ils se voient et reprennent leurs amours telles qu'ils les avaient laissées. Marie-Claude a presque besoin de se pincer. Le bonheur est là, présent partout dans sa vie alors qu'il y a à peine un an, elle croyait que le bonheur avait déserté sa vie pour toujours.
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