Comme un ordinateur Pour mieux comprendre le processus d'hypnose, on peut entrevoir le subconscient tel un ordinateur. Tout comme ce dernier, le subconscient emmagasine des centaines de milliers de données qui contrôlent une grande partie de nos existences. «Des diktats familiaux ou culturels inadéquats à sa vie peuvent avoir été tellement assimilés par l'inconscient qu'ils peuvent engendrer des comportements appris, lesquels orientent des choix de vie pendant des années sans que nous en soyons vraiment conscients», explique Paul Legault. Grâce au soutien d'un thérapeute faisant appel à l'hypnose, on peut déprogrammer certaines de ces valeurs qui ne nous appartiennent pas et nous libérer de leur charge émotionnelle. Par la suite, on peut remplacer ce qui nous limite (p. ex., «je dois travailler dur») dans nos objectifs de vie par des pensées constructrices (p. ex., «je travaille dans le plaisir et l'abondance»).
À la rescousse de la douleur des maladies chroniques Gaston Brosseau est psychologue clinicien à la Polyclinique Maisonneuve-Rosemont. Depuis plus de 25 ans, il utilise l'hypnose pour aider des patients à mieux maîtriser la douleur associée, entre autres, à des maladies chroniques comme le colon irritable, la fibromyalgie et les migraines. «L'hypnose peut réduire ou éliminer, dans certains cas, des symptômes d'une maladie. Elle permet aux personnes d'avoir un rôle plus actif dans la maîtrise de leur douleur», explique-t-il.
Une nouvelle approche en hypnose La plupart du temps, Gaston Brosseau amorce ses traitements auprès des patients en prenant soin de reconnaître leur maladie et de dédramatiser la situation. «Déjà, cette prise de conscience leur enlève une pression importante, dit-il. Bien souvent, ils sentent que leur maladie n'est pas reconnue dans leur entourage.» Puis, le psychologue amène tout simplement ses patients à apprendre à «ne rien faire» pendant une dizaine de minutes. Le but? Leur faire prendre conscience qu'ils peuvent enfin avoir un impact sur la gestion de leur stress, dans le moment présent, et ramener leur propre enregistrement de la douleur à un seuil acceptable par eux-mêmes. «Tout d'un coup, mes patients constatent qu'ils peuvent vivre un premier succès par leurs propres moyens, explique Gaston Brosseau. Ça les responsabilise dans le processus de guérison. Entre les séances, à la maison, ils peuvent s'auto-hypnotiser en écoutant l'enregistrement sonore de certains exercices enseignés durant les séances. Ainsi, ils arrivent à intégrer cette nouvelle forme de penser à leur vie quotidienne.»
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