Le vent a tourné L'ère des princesses passives qui attendaient qu'on leur pave le chemin de roses est néanmoins révolue. Les femmes ne sont plus ces petites choses fragiles qui ont besoin de la sollicitude chevaleresque de leurs collègues et compagnons pour affronter la vie. Même si elles adorent encore cela. «En affaires, il n'y a plus d'hommes et de femmes, c'est la hiérarchie qui compte», souligne Ginette Salvas. Ce qui ne veut pas dire que la galanterie ne soit plus de mise. Bien au contraire. Les femmes doivent elles aussi faire preuve de souci des autres. Nombre d'entrevues de sélection s'achèvent d'ailleurs au restaurant où l'on évalue le savoir-vivre des candidats. Et de plus en plus d'entreprises offrent des cours de bonnes manières à leurs cadres.
«Il ne s'agit pas nécessairement de savoir quelle cuiller utiliser, mais de se comporter avec élégance», résume Danièle Parent, conférencière, formatrice et auteure de Pour bien vivre... il faut du savoir-vivre!
Selon elle, hommes ou femmes, jeunes et vieux, nous devons tous être courtois avec tous, notre chauffeur d'autobus, notre coiffeuse, notre médecin, notre patron, nos amis, parents et amoureux... Chaque moment de la vie se trouve ainsi amélioré. Et ce n'est pas tout. «La courtoisie, c'est un jeu de séduction. Si nous sommes séduisants, nous réussissons mieux dans notre vie personnelle ou professionnelle», assure Mme Parent.
Comment y arrive-t-on? En maîtrisant, bien sûr, certaines règles de base. Porter la tenue qui convient tant à son âge qu'à la circonstance, bien se tenir à table, ne pas parler la bouche pleine, manier adroitement serviette et ustensiles, avoir le sens de la répartie, converser facilement, utiliser son cellulaire avec civisme en le fermant le plus souvent possible dans les transports en commun comme au restaurant... «Il s'agit avant tout de vous démarquer par des petits gestes qui font qu'on se souviendra de vous, dit Danièle Parent. Par exemple si, au restaurant, vous revenez à table et qu'une personne se lève pour vous aider à vous asseoir, vous ne l'oublierez pas.»
Au restaurant, justement, qui règle la facture maintenant que les femmes travaillent? «Celui ou celle qui invite», tranche Ginette Salvas en insistant sur le mot «invite». Et si l'on souhaite être vraiment chic, femme ou homme, on suit le conseil de Danièle Parent et on invite l'autre à manger dans un restaurant que l'on connaît et qui nous connaît, en prenant soin d'appeler à l'avance pour donner son numéro de carte de crédit. L'addition sera ainsi réglée sans avoir à passer par la table. Qu'il y ait ou non invitation, Danièle Parent suggère toutefois de payer sa part dans le cadre d'un rendez-vous qui se veut galant mais que l'on sait sans lendemain. De la même manière, chacun règle son addition lorsque deux personnes conviennent de se rencontrer au restaurant. Pour éviter toute confusion, Mme Salvas propose alors de mentionner d'emblée au serveur de préparer deux additions.
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