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Les cuisines collectives: une recette d'amitié
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Par Louise Gagnon
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C'est à la retraite que Rita Aubin a découvert les cuisines collectives et ce, un peu par hasard. Ça fait maintenant sept ans qu'elle participe à cette activité qui, en plus de la stimuler à bien cuisiner et à découvrir de nouvelles saveurs, lui offre l'occasion d'agrandir son cercle d'ami(e)s.
Comment avez-vous pris connaissance des cuisines collectives? C'est en lisant le journal de quartier que j'ai entendu parler pour la première fois des cuisines collectives. Ça m'a intriguée; j'ai donc assisté à une séance d'information donnée par l'organisme Bouffe-Action de Rosemont. J'ai aimé l'idée et je me suis inscrite.
C'est quoi au juste? Tous les mois, à deux occasions, une animatrice et trois ou quatre participants se réunissent pour planifier et concocter ensemble plusieurs recettes. À l'aide des spéciaux de la semaine, on s'en tire avec un coût par portion qui va de 1,00$ à 1,25$! Et attention! Ce sont des recettes santé: on ne lésine pas sur les légumes et on fait attention aux matières grasses.
Pouvez-vous décrire un peu comment ça fonctionne? À la rencontre de planification, qui dure environ un avant-midi, tout le groupe se réunit et décide des recettes qui seront exécutées quelques jours plus tard. Concrètement, on épluche les circulaires et on choisit les recettes en fonction des meilleurs spéciaux. Les recettes doivent également être nutritives et correspondre aux goûts de chacun. Les recettes sélectionnées sont alors photocopiées et remises à tous les membres du groupe. On partage ensuite les achats.
La seconde rencontre, qui dure une journée, est celle de la popote. Les tâches les plus fastidieuses, comme préparer les légumes, sont partagées entre nous tous et comme nous avons beaucoup de plaisir à être réunis, ça ne nous embête pas du tout. En plus des recettes prévues, on confectionne sur place son dîner. Par exemple, à la dernière rencontre, on s'est fait des fajitas au saumon pour le lunch et j'ai rapporté à la maison quatre portions d'un délicieux boeuf bourguignon, quatre portions de riz thaï bien garni au jambon et deux portions de gâteau Reine Élisabeth qu'on avait particulièrement bien réussi. Nous choisissons des recettes qui supportent bien la congélation pour pouvoir étaler la consommation de nos petits plats sur les semaines qui suivent. Évidemment, on nettoie et on range la cuisine offerte gracieusement par la communauté et on voit au partage équitable des coûts.
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