Mieux ouvrir la porte... Entretenir des attentes réalistes serait la clé de retrouvailles réussies et d'une relation qui se poursuit, mais dans l'enchevêtrement de toutes les émotions secouées, après des mois de recherches et d'espoirs ravivés, il n'est pas simple d'être patient. Bien sûr, les gens se lancent rapidement dans les retrouvailles, mais qui pourrait les blâmer après avoir si longtemps attendu ce moment! «Dans les centres jeunesse qui coordonnent et aident les recherches, chaque personne - l'enfant et le parent - est rencontrée individuellement avant les vraies retrouvailles. Parfois, il arrive que les choses se passent trop vite. Il aurait peut-être mieux fallu débuter le processus par un appel téléphonique, un échange de lettre ou de courriel», suggère Lucie Bourdeau.
Mieux se préparer Retrouver l'autre ne répond par à toutes les questions. «Retrouver, ce n'est pas réparer, mais plutôt confirmer des choses. En somme, on retrouve l'autre pour se retrouver soi-même», estime Lucie Bourdeau.
Quelques conseils - Réfléchir au but de la quête. Que veut-on savoir au juste? - Se demander quel genre de relation on espère créer. Veut-on l'intégrer dans notre quotidien? Voir l'autre une seule fois ou garder seulement un contact discret? - Nommer nos peurs et nos craintes. - Définir nos attentes envers cette personne. Sont-elles réalistes? «Il faut même aller jusqu'à savoir si on est prêt à assumer le fait de vivre un second abandon si jamais la démarche n'aboutissait pas comme on l'avait prévu.», mentionne Lucie Bourdeau.
Quoiqu'il en soit, les retrouvailles sont, selon Lucie Bourdeau, un bel outil de croissance personnelle. Et cela même lorsqu'on referme la porte sur cette relation qui ne s'est pas poursuivie. «Le simple fait de savoir permet de regarder vers le futur au lieu de se tourner sans cesse vers le passé. Un peu comme lors d'un décès quand on ne retrouve pas le corps, lorsqu'on le retrouve, ça fait mal, mais les recherches sont terminées et tu sais enfin. Savoir apporte de l'apaisement. C'est un deuil à vivre, mais on regarde désormais davantage vers l'avenir», conclue Lucie Bourdeau.
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